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Rencontre "jeunes et médias" à Paris

jeunes acteurs, sujets ou producteurs

La Ligue de l’enseignement souhaite un livre blanc pour début 2007
Mis en ligne le vendredi 27 janvier 2006.

La Ligue de l’enseignement et la Mairie de Paris ont organisé le 25 janvier une Rencontre "Les jeunes et les médias".

Pour les organisateurs de la journée, la question du rapport qu’entretiennent les jeunes et les médias est aujourd’hui posée de manière récurrente et intéresse de nombreux acteurs de la société de l’information, de la sphère éducative, associative et politique, mais surtout les jeunes eux-mêmes. (...) Cette journée a constitué le point de départ d’une démarche appelée à se multiplier, tout au long de l’année 2006, dans le réseau de la Ligue de l’enseignement et qui donnera lieu a publication, début 2007, d’un Livre blanc "jeunes et médias".

Trois questions ont structuré la journée :

- L’image des jeunes véhiculée par les médias est-elle fidèle ?
- Comment les médias donnent-ils la parole aux jeunes ? -
- Pourquoi les jeunes créent-ils leurs propres médias ?

Parmi les participants à cette journée :

- Des associations concernées (l’Anacej, Animafac, le Clemi, Lastar, Jets d’encre, le Réseau national des juniors associations)
- des chercheurs et des acteurs : Constance Blanchard (ex-présidente de l’Union nationale lycéenne), Maxime Drouet, Bernard Spitz, Geneviève Jacquinot-Delaunay, Jean-Marie Charon, etc.

Les tables rondes étaient animées par Mikaël Garnier-Lavalley [1] et Thomas Rogé [2] Parmi les propos relevés lors de la journée :

L’image des jeunes véhiculée par les médias est-elle fidèle ?

Maxime Drouet (auteur d’un rapport sur l’image des jeunes dans les médias), estime que la télévision privilégie la posture de victime médiatique. Il distingue ainsi trois figures médatiques de jeunes : les jeunes victimes (ou en difficultés), les jeunes délinquants, les jeunes entreprenants.

Maxime Drouet regrette par ailleurs que les seuls "professionnels de la jeunesse" qui soient médiatisés soient les policiers au dépend des animateurs des éducateurs...

Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris en charge de la jeunesse) a évoqué son expérience médiatique mais aussi au sein de l’exécutif parisien : "ce que je vis le plus difficilement, c’est plus en tant que jeune qu’en tant que femme".

Pour Pascal Famery du Clemi, les dérives des médias révèlent surtout des tendances de fond de la société.

médias : quels espaces pour l’expression des jeunes,

Bernard Spitz a rappelé quelques propositions concrètes extraites de sont rapport, sur la lecture de la presse quotidienne par les jeunes, remis au ministre de la culture en octobre 2004 :

- proposer à chaque jeune atteignant 18 ans un abonnement gratuit de deux mois à un quotidien,
- utiliser gratuitement la presse comme support pédagogique,
- vendre la presse dans les lycées
- ouvrir gratuitement les archives Internet des quotidiens à tous les étudiants se connectant à partir de leur université, en contrepartie d’un dédommagement des éditeurs versé par l’Etat et la région.

Le Directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a présenté une expérience menée par le quotidien en direction des jeunes. Il leur est proposé d’être des correspondants du journal. Pour Patrick Le Hyaric, le succès a été tel que les contribution des jeunes journalistes initialement prévues dans le numéro du jeudi, font aussi l’objet de pages "libres échanges" sur le site web du journal.

Pourquoi les jeunes créent-ils leurs propres médias ?

Pour Maiké Desquennes (secrétaire générale de l’association Jets d’encre) : La participation des élèves aux instances officielles restent souvent décevantes (...), la participation à un journal recréeer un espace politique et social. Elles relève à ce sujet deux aspects : l’organisation de la rédaction (chacun peut y trouver une place en fonction de ses compétences et de ses goûts), la relation avc les lecteurs.

Le représentant du Clemi [3], Pascal Famery, a évoqué notamment l’existence d’une revue de presse des journaux scolaires et lycéens.

Ont également témoigné lors de cet atelier :

Romain Aparicio (délégué général de IASTAR, réseau des Radios campus). Actuellement 21 "radios campus" émettent. Radio campus Paris est "la première radio associative étudiante 100% internet qui s’est créée une véritable identité et une place à part dans les médias de la Capitale".

En fin de journée, Geneviève Jacquinot-Delaunay rédactrice en chef de la revue Médiamorphoses) et Jean-Marie Charon (sociologue des médias) ont apporté quelques éléments de conclusion.

Gérard Marquié

[1] délégué général de l’Anacej

[2] Directeur de la Maison des initiatives étudiantes de Paris

[3] Centre de Liaison entre l’Enseignement et les Moyens d’Information


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