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Stratégie partenariale pour lutter contre la violence à l’école

Mis en ligne le lundi 22 mars 2010.

La violence à l’école fait périodiquement, de façon récurrente, la une de la presse. Pour les établissements scolaires mais aussi les équipements socioculturels c’est trop souvent une préoccupation au quotidien, à laquelle les équipes pédagogiques comme les équipes d’animation, l’administration de ces établissements, mais aussi les élèves [1], se trouvent confrontés.

En réponse à ces tensions, régulièrement médiatisées, le ministère de l’Education nationale a convoqué des Etats généraux de la sécurité à l’école qui devraient se tenir dans les 6 et 7 avril et dont la présidence du Comité scientifique a été confiée à l’universitaire Eric Debarbieux, par ailleurs président de l’Observatoire international de la violence à l’école, spécialiste reconnu de la question.

A cette occasion, et pour nourrir le débat, Ressources jeunesse reprend ici la contribution de Jean Claude Richez qui coordonne la mission-observation évaluation de l’INJEP aux tables rondes organisées par l’ESEN (Ecole Supérieure de l’Education Nationale) à Chasseneuil (86), dans le cadre de la formation des personnels de direction des établissements scolaires. Nous y avons joint la conférence introductive à cette table ronde de Danielle Zay, professeur émérite à l’Université de Lille.

Table ronde : « Stratégie partenariale pour lutter contre la violence à l’école »

La gestion partenariale de la violence : la place de l’éducation non formelle et des jeunes Jean-Claude RICHEZ (Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire/ Coordonnateur mission observation / évaluation)

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Jean Claude Richez (Injep)

- Violence à l’école
- Ecole Supérieure de l’Education Nationale

Extrait :

(...)

« Pour illustrer mon propos, je partirai d’une anecdote qui s’est déroulée dans une grande ville française. La municipalité a mis en place un Conseil de jeunes, dans lequel un jeune particulièrement perturbateur, voire violent a été élu. Son élection renforce naturellement son aura auprès de ses camarades.

Le chef d’établissement contacte alors la municipalité pour qu’elle révoque l’élève comme élu au Conseil de jeune, ce qu’elle refuse : « il a été élu dans un cadre extrascolaire, il n’a violé aucune loi, n’a fait l’objet d’aucune condamnation, respecte les règles de fonctionnement du Conseil de jeunes, a été élu démocratiquement par ses camarades… ».

Six mois plus tard, ce chef d’établissement reprend contact avec la municipalité et explique que finalement la décision de la municipalité était juste.

Ce jeune avait en effet complètement modifié son comportement et que dans la transformation de son attitude, le Conseil de jeune avait certainement joué un rôle. Ce jeune avait effectivement trouvé un cadre où l’approche de la question de la règle avait été différente qu’à l’école, élaborée collectivement, négocié et contractualisée.  »

(...)

Stratégie d’établissement dans la mise en œuvre d’un projet en partenariat pour lutter contre la violence à l’école (Danielle ZAY)

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Danielle Zay (professeur émérite à l’Université de Lille)

- Violence à l’école
- Ecole Supérieure de l’Education Nationale

Extrait :

« 1 – SENS ET FORMES DU PARTENARIAT

2 idées principales :

- 1-1 - Le partenariat est une situation plus conflictuelle que consensuelle. L’élucidation des attentes des partenaires au départ et des négociations entre eux sont indispensables pendant toute l’action entreprise en commun (cf. Zay, 1999, p. 20-22).

- 1-2 – Le partenariat n’est pas une bonne ou une mauvaise solution en soi, mais les sociétés contemporaines sont devenues trop complexes pour qu’une institution – école ou autre - puisse résoudre seule ses problèmes (Sirotnik et Goodlad, 1988 ; Zay, 1997 et 2009 a, conclusion, 10).

La forme de partenariat à choisir dépend des visées des partenaires, de leur plus ou moins grande expérience de la situation et des circonstances. Cf. un exemple de typologie par rapport au degré de sécurisation dont les enseignants ressentent la nécessité (Zay, 1994, p. 250) ou aux logiques d’apprentissage, p. 260). »

(...)

Extraits sélectionnés par Ressources jeunesse

[1] Les jeunes, ne les oublions pas, tous les travaux montrent qu’ils en sont les premières victimes


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