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Quels projets pour quels publics jeunes ?

Les jeunes des territoires de Maine-et-Loire et les structures d’animation socioculturelle
Mis en ligne le dimanche 15 novembre 2009.

Extrait d’un numéro de la revue Réso Villes consacré à une recherche action réalisée en Maine et Loire et pilotée par Frédérique Coquelet (DDJS Maine et Loire)

Le Préfet de Maine et Loire a délégué l’animation du dispositif "Ville Vie Vacances" (VVV) en 2007 à la DDJS du département. Cette délégation avait entre autre pour objectif de recentrer les actions en direction des publics jeunes non captés à ce jour par les structures actrices du dispositif. En effet, VVV doit par les fonds qu’il apporte, sanctionner l’effort des associations pour aller au delà de leurs missions premières à la rencontre d’un public éloigné de l’offre d’animation socio-culturelle qu’elles proposent.

Ainsi, au cours des 6 premiers mois de cette délégation, l’équipe de la DDJS fait le constat de la difficulté pour les associations actrices de VVV :
- de repérer qui sont ces jeunes les plus en marge de leur action et
- de leur proposer des stratégies d’animation plus centrées sur leurs préoccupations et leurs besoins.

La DDJS de Maine et Loire a demandé à RésOvilles de bien vouloir l’accompagner dans la mise en ouevre d’une recherche action proposée aux opérateurs VVV du département. 4 d’entre eux se sont pliés à l’exercice. La totalité de la démarche a été ensuite mise à disposition de l’ensemble des associations impliquées dans le département en étant accompagnées par l’équipe des conseillers. Il vous est présenté la dernière partie de cette recherche action intitulée

"Quelques pistes pour des stratégies d’animation à mettre en oeuvre au regard des éléments de diagnostic récoltés".

(source DDJS Maine et Loire)

Synthèse

« La population jeune d’un territoire n’est pas unique. Composée de différents groupes de jeunes, elle suppose que les structures d’animation définissent des stratégies d’animations elles-mêmes différentes.

Au-delà d’une offre d’animation traditionnelle qui convient à des jeunes dans l’attente et la demande d’activités, les secteurs jeunes pourraient proposer des formes d’inscription plus collectives. En effet, des jeunes fonctionnant en groupe parce que ce dernier est rassurant et porteur d’identité, chercheront à s’inscrire uniquement selon cette modalité collective.

C’est donc uniquement par cette entrée collective, que le secteur jeune devra suggérer des expériences diverses de réalisations de projets afin de capter ces groupes de jeunes plus volatiles. Mais ceci suppose que le secteur jeune puisse relayer l’importance de ce mode d’approche des jeunes car le groupe est porteur de représentations qui inquiètent et parfois effrayent l’habitant ou l’acteur public.

Mais la population jeune d’un territoire est aussi composée de jeunes qui ne fréquentent pas du tout le centre social. Conscients de son existence, ces jeunes peuvent croiser les animateurs à l’occasion d’animations extérieures mais ne s’y inscrivent pas. Repérer les lieux où ces jeunes se rendent et pour y faire quoi, est essentiel pour savoir si c’est l’adaptation de l’offre de loisirs qui est en cause ou la recherche d’anonymat.

Dès lors les stratégies à initier seront différentes. Cependant, il convient, au-delà de cet aspect de la question, de poser celle de l’animation de l’espace public. Cet espace public n’est pas l’apanage d’une classe d’âge particulière. Ce lieu de rencontre de l’autre est aujourd’hui stigmatisé comme le lieu où les exclus se retrouvent (exclus de l’emploi, exclus du système scolaire,….).

L’un des enjeux est certainement de proposer dans cet espace une modalité de rencontre différente de l’autre et notamment des jeunes (mais pas exclusivement) par le biais de la prise de risque nécessaire à la construction de tout à chacun. Offrir à des jeunes en groupe des situations de rencontres où l’adrénaline devient le moteur de l’expérience de vie est certainement une piste à creuser.

Enfin, c’est reconnaître que le travail plus particulier d’accompagnement des plus fragiles ne se fait pas spontanément et que la dimension rassurante du groupe marque bien souvent la première rencontre entre un jeune et un animateur. Si la circulaire VVV encourage le travail de l’animateur auprès du jeune qui est désarmé à un moment T dans ses ressources personnelles, peut-être, doit-elle alors reconnaître que capter un public jeune plus en difficulté se fait dans un espace temps qui connaît des étapes bien marquées. Dans ces étapes, celle du groupe est un passage privilégié qui permet ensuite un accompagnement plus individuel de ses membres les plus fragiles.  »

Télécharger le chapitre 3 de la publication "Quels projets pour quels publics jeunes" :

PDF - 79.6 ko
Quels projets pour quels publics jeunes ?
« Quelques pistes pour les stratégies d’animation à mettre en oeuvre au regard des enseignements tirés des éléments de diagnostic récoltés...  »

Consulter l’ensemble de la publication sur le site Réso Villes :

http://www.resovilles.com/media/downloads/ressourcesdoc/jeunes.pdf

Les autres publications de Réso Villes :

http://www.resovilles.com/pages/nos-publications/les-rdv-de-reso-villes.php

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