Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 


Dans la même rubrique :

Ecole et Familles populaires : une nécessaire communauté éducative au niveau local
Vers l’éducation partagée : des contrats éducatifs locaux aux projets éducatifs locaux
L’accompagnement, une idée neuve en éducation
Des assises de l’éducation en Meurthe et Moselle

Dans la (les) même(s) thématique(s) :

> interventions
Pédagogie interculturelle ou pédagogie de l’altérité ?
Enseigner des connaissances, transmettre une culture ?
Qu’entend on par autonomie des jeunes ?
Jeunesse, éducation populaire et politiques publiques

> éducation partagée
" Il n’y a pas que la réussite scolaire ! "
400 jeunes auteurs et 30 films sur la prévention
Accompagner à la scolarité : regards croisés sur les enfants
Le Livret de compétences expérimental au lycée Lazare de Schwendi (Alsace)

> éducation populaire
Hommages à Françoise Tétard
Place des jeunes et nouvelles configurations territoriales
L’espace public, au défi de l’altérité
Les animateurs socioculturels


Pour un service public d’éducation « élitaire pour tous »

Mis en ligne le lundi 14 juin 2010.

Intervention de Bernard Bier (Injep) lors des rencontres nationales sur l’accompagnement organisées par le GFEN :

« S’interroger sur l’accompagnement dans son lien avec le droit commun éducatif conduit à questionner tant les politiques publiques que les choix éducatifs et les pratiques pédagogiques des acteurs. Le point de vue exprimé ici est double, d’une part professionnel (l’Injep) et d’autre part militant (l’OZP) [1]. »

Extrait :

(...)

« Ainsi les évolutions du contexte éducatif nous ramènent à la question du territoire, à celle de l’approche du jeune dans son environnement familial, social, culturel… Se situer délibérément dans cette perspective c’est se donner les moyens de comprendre ce qui peut faire frein dans les apprentissages, ce qui peut entraîner le décrochage, comme ce qui peut permettre de faire levier. Comprendre les ruptures scolaires (et au-delà éducatives), soulignent Millet-Thin [2] , oblige à prendre en compte conjointement conditions familiales, sociabilités juvéniles, trajectoires scolaires, contextes sociaux et productions institutionnelles.

Les ruptures se font toujours via les interactions entre plusieurs registres de difficultés : un élément peut faire basculer dans la rupture ; et à l’inverse un seul élément peut faire aussi levier pour sortir de la spirale de la rupture ou de la « désaffiliation ». Cela nous oblige aussi à sortir des approches de la globalité de l’enfant et du jeune qui se limitent à un regard psychologisant, au profit d’une approche qui l’inscrit dans un contexte social, dans une histoire singulière et collective...

Cela doit nous conduire enfin à sortir de la confusion autour de l’« école sanctuarisée ». Une école ouverte sur son environnement, qui devient le lieu des « savoirs croisés », qui travaille les coopérations entre les acteurs du territoire, est un atout. »

(...)

Texte de Bernard Bier (Injep) :

PDF - 49.6 ko
Pour un service public d’éducation « élitaire pour tous »
Bernard Bier, chargé d’études et de recherche à l’Injep

- A lire aussi sur le site de l’OZP

[1] Observatoire des zones prioritaires

[2] Millet (M.), Thin (D.), Ruptures scolaires. L’école à l’épreuve de la question sociale, 2005, PUF.


Partagez cet article :