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Pistes pour réduire les inégalités scolaires et limites de l’éducation comparée

Deux articles de Julien Grenet
Mis en ligne le lundi 21 septembre 2009.

Julien Grenet [1]., jeune chercheur spécialiste des questions d’éducation et d’économie publique, vient de signer un article sur les inégalités scolaires publié par Les échos. Il est par ailleurs l’auteur d’un texte intitulé "Pisa [2] : une enquête bancale ?" où il présente les intérêts et limite de l’éducation comparée. Il a été soutenu par l’Injep dans l’une de ses recherches dans le cadre d’une "bourse jeunes chercheurs" [3]

"Des pistes pour réduire les inégalités scolaires", extrait de l’article :

« Trois politiques éducatives ont accompagné la démocratisation de l’école en France : l’allongement de l’obligation scolaire, la sectorisation des établissements et l’orientation des élèves. L’objectif de mon travail est de mesurer, à partir de sources statistiques permettant de suivre les trajectoires scolaires et professionnelles des individus sur une longue période, les conséquences de ces politiques sur les inégalités éducatives au sens large : inégalités économiques, inégalités socio-spatiales et inégalités liées à la date de naissance des individus. Il est d’autant plus important d’évaluer ces politiques qu’elles demeurent des piliers du système éducatif français et sont au coeur des débats sur la réforme de son fonctionnement. »

Lire l’article sur le site "Les échos.fr" :

http://www.lesechos.fr/info/france/020131080918-des-pistes-pour-reduire-les-inegalites-scolaires.htm

Dans son article initulé "Pisa : une enquête bancale ?", Julien Grenet souligne un paradoxe au sujet des enquêtes comparatives de type Pisa :

« Ce que les médias en retiennent le plus souvent est de loin la dimension la plus fragile de ces études (en particulier les classements), et ce à quoi ils s’intéressent le moins en constitue au contraire la dimension la plus riche et sans doute la plus robuste. Les qualités méthodologiques de l’enquête Pisa permettent en effet de mettre en évidence les forces et les faiblesses spécifiques de l’école française. On a donc de bonnes raisons de prendre ces enquêtes au sérieux, à condition de les utiliser correctement et d’apprendre à les lire… »

Dans sa conclusion, Julien Grenet présente les intérêts et les limites de l’éducation comparée :

« Le programme PISA ne prétend pas fournir une évaluation de la qualité globale des systèmes éducatifs à travers le monde car il se limite à un aspect particulier : leur capacité à former à des élèves de 15 ans capables d’utiliser leurs connaissances de manière relativement autonome pour résoudre efficacement les problèmes qu’ils sont susceptibles de rencontrer dans leur vie d’adulte.

Malgré la grande rigueur méthodologique de cette enquête, l’importance de la marge d’erreur qui affecte les scores nationaux ainsi que la faiblesse des écarts de performances qui séparent les pays les plus développés rendent relativement vaine l’ambition de classer de manière univoque les pays participants sur une échelle de compétence commune.

Le principal mérite de ce programme réside plutôt dans la richesse des données recueillies et dans sa périodicité régulière : la combinaisons d’informations détaillées sur les performances des élèves, leur environnement social et familial et sur les caractéristiques institutionnelles des établissements scolaires fréquentés constitue une avancée majeure dans la connaissance des déterminants de la réussite scolaire à l’échelle internationale. »

Lire l’article sur le site "la vie des idées.fr" :

http://www.laviedesidees.fr/PISA-une-enquete-bancale.html

[1] Julien Grenet est chercheur au Centre for économic performance de la London school of économics and political science

[2] Pisa:Programme international pour le suivi des acquis des élèves

[3] Projet de recherche intitulé "politiques de sectorisation des collèges publics, trajectoires scolaires et inégalités éducatives à Paris (1990-2005)".


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