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Etude

Participation des jeunes : regard sur six pays

Un article de Valérie Becquet paru dans le n°42 d’AGORA débats/jeunesse
Mis en ligne le lundi 16 avril 2007.

Les années 1990 ont vu le développement de nombreux dispositifs visant à renforcer l’inscription des citoyens dans l’espace public. Les jeunes sont également concer- nés par cette évolution. La création de parlements, de forums et de conseils de jeunes dans de nombreux pays européens leur offre l’opportunité de vivre des expé- riences politiques le plus souvent avant même qu’ils n’exercent leur droit de vote. L’étude exploratoire menée sur six pays européens permet de dresser un premier panorama de l’existant et de découvrir les contours d’une « version jeune » de la démocratie participative.

Un article de Valérie Becquet [1]

paru dans le numéro 42 de la revue AGORA débats/jeunesse

Depuis le début des années 1990, se développent dans de nombreux pays européens des dispositifs d’action publique s’adressant spécifiquement aux jeunes : les parlements, forums et conseils de jeunes. Ces dispositifs s’insèrent dans le vaste ensemble d’outils qui tentent de redessiner les contours de la relation entre l’État et les citoyens, voire plus globalement entre l’ensemble des acteurs sociaux, et qui sont, selon les approches privilégiées, désignés comme relevant de la démocratie participative, de la démocratie délibérative ou de nouvelles formes de gouvernance.

L’émergence progressive d’un « impératif délibératif [2] » résulterait de trois évolutions majeures des sociétés contemporaines :

- premièrement, une transformation des cultures politiques et un redéploiement des pratiques citoyennes inhérents à une perte de confiance dans les procédures de délégation propres à la démocratie représentative et dans les acteurs politiques traditionnels,

- deuxièmement, une fragmentation du lien social et une fragilisation des processus d’intégration sociale et,

- troisièmement, une transformation des normes de l’action publique et des processus de définition des instruments d’action publique [3].

Le recours aux procédures participatives constituerait une tentative pour appréhender, voire répondre, à ces transformations sociales.

Dans le champ de la jeunesse, où les parlements, forums et conseils de jeunes se sont multipliés à tous les échelons territoriaux, du local au supranational, l’enjeu de tels instruments est principalement de redynamiser la participation des jeunes à la vie publique dans un contexte où les organisations de jeunesse perdent leur influence et où les jeunes font inégalement confiance aux décideurs politiques [4].

Cet enjeu est présent dans les six pays sur lesquels a porté une enquête exploratoire en 2004 :
- l’Allemagne,
- la France,
- l’Italie,
- la Pologne,
- la Roumanie et
- la Suède.

Cette enquête avait pour objectif de dresser un premier panorama des dispositifs visant à faciliter la rencontre entre les jeunes et les décideurs publics et permettant aux jeunes d’exprimer leurs opinions sur leur vie quotidienne et les politiques publiques [5].

La comparaison entre les approches nationales offre la possibilité de repérer un mouvement commun en faveur des procédures participatives, en particulier de procédures relativement institutionnalisées, mais aussi des différences dans le soutien que les autorités politiques apportent à ces initiatives. Elle permet également d’en repérer les objectifs et de décrire leur organisation.

En prenant appui sur ces monographies nationales, cet article en propose une lecture transversale en s’intéressant, dans un premier temps, au soutien accordé au développement de la participation des jeunes, dans un deuxième temps, aux caractéristiques des dispositifs participatifs et, dans un dernier temps, à leurs objectifs  [6].

Télécharger l’ensemble de l’article (16 pages) :

PDF - 411.8 ko
participation des jeunes : regards sur six pays par Valérie Becquet (agora débats/jeunesse n°42)

- Consulter le sommaire du numéro 42 de AGORA débats/jeunesse consacré aux politiques publiques de jeunesse en Europe

- S’abonner ou commander la revue

.

[1] Valérie Becquet Maître de conférences à l’IUFM de Versailles, chercheure associée au Centre de sociologie des organisations (FNSP/CNRS), CSO.

[2] Blondiaux, Sintomer, 2002.

[3] Bacqué, Rey, Sintomer, 2005

[4] Becquet, de Linares, 2005, Muxel, 2001

[5] Le recueil des informations a été effectué par Marie-Eve Rialland, sauf pour la France, où la monographie a été rédigée par Nathalie Rossini. Un groupe de travail composé de Mickaël Ganier- Lavalley (ANACEJ), Jean-Claude Richez (INJEP), Nathalie Rossini (ANACEJ) et moi-même a supervisé l’étude. Pour une présentation détaillée des résultats, voir Becquet, La participation des jeunes à la vie publique locale en Europe, 2005.

[6] Une approche descriptive des situations nationales sera privilégiée. L’enquête ayant pour objectif de dresser un premier panorama des dispositifs existants, les données ne sont pas toujours suffisamment détaillées pour développer une analyse plus approfondie des dispositifs. De plus, le lien entre les modèles sociopolitiques nationaux et le recours à ces dispositifs sera davantage souligné que décrypté. C’est une dimension qu’il serait nécessaire de décrypter dans le cadre d’une recherche sur ce sujet


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