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Parcours de formation et insertion des jeunes issus de l’immigration

De l’orientation au sentiment de discrimination
Mis en ligne le lundi 14 mars 2011.

L’insertion professionnelle des jeunes issus de l’immigration s’avère plus difficile que celle des Français d’origine, avec toutefois des disparités en leur sein. Une étude du Céreq réalisée dans le cadre des groupes d’exploitation de "Génération 2004".

Introduction (extrait) :

« La première partie présente la situation des jeunes sur le marché du travail en 2007 qui varie selon les origines sociales et culturelles. Ces disparités viennent pour une part de leurs parcours d’éducation et des diplômes obtenus bien différenciés.

L’examen des cursus de formation des jeunes constitue donc le coeur de la deuxième partie qui souligne en particulier les moments clés de l’orientation en adéquation ou non avec les voeux des jeunes en fin de troisième de collège et de terminale de lycée. Par la suite, les effets de ces parcours d’études seront analysés en termes d’obtention du diplôme et d’insertion professionnelle des jeunes.

Enfin, la dernière section mettra en perspective le sentiment de discrimination perçu par les jeunes, leurs parcours d’orientation (subie ou choisie) face à leurs probabilités d’insertion. »

Extrait de la conclusion :

« Les jeunes issus de l’immigration participent à la démocratisation scolaire dans une certaine mesure et sortent aujourd’hui plus nombreux du système éducatif munis d’un baccalauréat ou même d’un diplôme du supérieur, quelle que soit l’origine.

Toutefois, ils n’ont pas toujours suivi les filières et les spécialités qui leur assurent les meilleures chances d’accéder au marché du travail. De plus, leur milieu familial et niveau scolaire ne leur permettent pas toujours d’avoir des orientations conformes à leurs projets.

Ainsi, les descendants d’immigrés originaires du Maghreb, d’Afrique subsaharienne (et de Turquie), les garçons en particulier, expriment davantage une orientation non conforme à leur voeu, lorsqu’ils ont suivi des filières professionnelles à l’issue du collège.

Les échecs sont élevés et participent ensuite aux difficultés sur le marché du travail. Les jeunes issus de l’immigration sont aussi plus nombreux (par rapport aux générations précédentes) à obtenir un baccalauréat, plutôt technologique ou professionnel.

De nouveau, dans l’enseignement supérieur, les jeunes d’origine maghrébine se retrouvent orientés pour un nombre important d’entre eux, vers les filières universitaires générales, en décalage avec leur préférence pour les études professionnelles supérieures. De par leur formation initiale, ils sont moins bien préparés à l’université et abandonnent plus souvent sans diplôme.

Les jeunes originaires du Portugal, quant à eux, plus nombreux en sections de techniciens supérieurs, dans les écoles paramédicales et sociales, en accord avec leurs souhaits, s’insèrent ensuite mieux sur le marché du travail, tout comme les diplômés des écoles de santé-social.

Suite à des orientations subies, l’arrêt des études avant la fin du cursus est plus élevé chez les jeunes originaires du Maghreb, dans l’enseignement secondaire et supérieur. Ce décrochage devient dès lors une question préoccupante, notamment au regard de leurs difficultés d’insertion dans la vie active. »

Consulter, télécharger l’étude sur le site du Céreq (57 pages)


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