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Un dossier édité par l’Inspection académique de la Sarthe

Lycéens décrocheurs, raccrocheurs d’école

suite à une journée d’étude organisée en mars 2005
Mis en ligne le vendredi 23 septembre 2005.
"Ce qui fait réussir un jeune, c’est que le prof croit qu’il va réussir" (Philippe Meirieu, pédagogue). "On peut ête motivée, mais s’il y a personne de motivé autour de soi cela ne sert à rien" (Juliana, jeune décrocheuse).

Pour le Sociologue Stéphane Beaud, [1]

"Il faut distinguer le décrochage qui s’effectue au lycée général du décrochage au collège ou en lycée professionnel. Au collège ou en LP, le décrochage vient solder un parcours scolaire difficile ; c’est une sorte d’ultime étape d’un parcours scolaire qui a été vécu douloureusement et difficilement. Au lycée, c’est un peu différent. La plupart de ces élèves se définissent comme des élèves moyens : « j’étais pas top, mais j’étais pas mauvais » , ou bien : « l’école, ça m’a jamais ennuyé », ou encore « je faisais mon bonhomme de chemin, je poursuivais ma carrière scolaire cahin-caha ».

Ils n’ont pas de comptes à régler avec l’école, ils ne sont pas de « mauvais élèves ». Pourquoi le lycée ? Ce qui est en jeu, c’est la confrontation avec cet univers particulier qu’est le lycée. Le passage collège-lycée est un véritable cap à franchir ; ce n’est pas un hasard si le taux de redoublement le plus élevé du système éducatif est constaté en seconde.

Arriver en seconde, c’est un bouleversement mental et scolaire, il y a de nouveaux profs, qui sont plus souvent agrégés, il y a de nouvelles exigences, plus élevées, de nouvelles formes d’encadrement. Et, bien sûr, le sentiment de ne pas être à la hauteur scolairement. J’ai essayé de montrer, dans mon livre « 80% au bac... et après... », qu’à un moment donné, ces élèves sont pris, se sentent embarqués dans une histoire scolaire qu’ils ne maîtrisent plus."

 [2]

L’intégralité de l’intervention de Stéphane Beaud et de nombreuses autres contributions sont consultables en téléchargeant sur le site de l’Inspection académique de la Sarthe le dossier réalisé dans la collection "édusarthe", rubrique "références : des informations techniques pour agir" décrocheurs 1

A consulter également, un entretien avec Dominique Glasman, sur le site "le café pédagogique" :

" Ce n’est pas inintéressant, même si on ne sait pas comment faire, de dire que la grande majorité de ces élèves décrochent non pas forcément par paresse, qu’ils n’en veulent pas forcément au prof, mais qu’au fond ce sont des adolescents assez malheureux" : Dominique Glasman

[1] agrégé de sciences sociales, docteur en sociologie (EHSS), actuellement professeur à l’université de Nantes, chercheur associé au laboratoire de sciences sociales de l’Ecole normale supérieure.

[2] Extrait d’une intervention de Stéphane Beaud, réalisée sur le thème "l"impensé du débat sur le décrochage scolaire : les conditions sociales d’existence des enfants de milieux populaires", lors de la journée d’étude organisée par l’Inspection académique de la Sarthe en mars 2005.


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