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Les canulars : de l’art ou du cochon ?

Mis en ligne le lundi 3 mai 2010.

Sur le numéro vert "info’jeunes" du BIJ Sématphore de Mulhouse, En 2007 les canulars représentaient 12% des appels globaux. En 2008 ce taux est passé à 22 %, pour atteindre 26% en 2009. En deux ans, le taux de canulars a donc plus que doublé et représente actuellement un quart des appels reçus.

Analyse par Aurélia HURST et Christelle SCHAUSS-HEINRICH, chargée d’information au numéro vert info-jeunes.

(page 19 à 29 du rapport d’activité 2009)

http://www.semaphore.asso.fr/pdf/eij/nvert/comite2009.pdf

Extraits :

« Nous avons pour habitude de développer un sujet qui reflète la tendance dégagée par le contenu des appels. Toutefois, nous avons choisi cette année d’innover en nous attardant sur un type d’appels encore jamais traité : les canulars. Ces canulars sont généralement évoqués uniquement sous leur aspect quantitatif. Mais leur nombre important nous interpelle et suscite une réflexion nouvelle.

En 2007 les canulars représentaient 12% des appels globaux. En 2008 ce taux est passé à 22 %, pour atteindre 26% en 2009. En deux ans, le taux de canulars a donc plus que doublé et représente actuellement un quart des appels reçus.

Notre postulat est le suivant : si le jeune nous appelle régulièrement pour faire un canular, il serait pertinent de s’interroger sur ses motivations. En effet, malgré l’absence de question clairement formulée, il existe probablement une intention qui pousse le jeune à s’adresser à nous (plutôt qu’à quiconque). »

(...)

Ce qui est prégnant, c’est la brièveté de l’excitation. Les appelants nous font penser à des enfants qui sont émerveillés devant le nouveau jouet qu’ils déballent, mais s’en désintéressent aussitôt.

Leur excitation est palpable dès la distribution des cartes, lors de nos campagnes de communication dans les collèges. Les jeunes semblent impatients d’exploiter cette nouvelle source d’amusement, ce nouveau jeu aux infinies possibilités, pour occuper leur temps de récréation.

Mais l’amusement peut vite dégénérer en violence verbale et en propos « plus trashs ». En effet, comme le souligne Jean Martin Wild, psychologue : « Les zones du cerveau chargées de freiner les comportements à risque sont en pleine élaboration à la puberté : les parties commandant les émotions sont en mutation, et les parties qui gèrent l’exercice du jugement sont immatures. »

Ainsi, pour augmenter l’adrénaline, ils ont besoin d’aller toujours plus loin dans des comportements que les adultes jugent choquants. Leur faire part de notre consternation face à leurs propos les fait doucement rigoler ; ils n’y perçoivent rien de condamnable et renchérissent de plus belle.

(...)


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