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Le soutien scolaire, entre éducation populaire et industrie de service

Au sommaire de la Lettre d’information n°23 de la cellule VST de l’INRP
Mis en ligne le mardi 12 décembre 2006.

Les devoirs à la maison et l’aide parentale, l’accompagnement à la scolarité, les cours particuliers et leur marché, le soutien scolaire en ligne... La Lettre d’information n°123 de la cedllule VST (Veille scientifique et technologique) de l’INRP propose une approche globale articulant ces différents aspects afin d’éclairer un sujet dont le débat est de pleine actualité.

extraits :

En France, depuis 1956, les maîtres sont censés ne prescrire à la maison aucun travail écrit aux élèves du primaire. Seules des leçons peuvent être données à apprendre. Jusqu’à présent, les textes confirment régulièrement cette interdiction. En revanche, elle ne s’applique pas au secondaire. Or, selon D.Glasman, 80% à 90% des établissements primaires n’appliquent pas les textes officiels et prescrivent régulièrement des devoirs.

(...)

L’essor spectaculaire pris ces dernières années par le secteur marchand dans le domaine du soutien scolaire suscite de nombreuses réactions, soulignant les inégalités socio-économiques et culturelles qu’il entretient et accentue. Interpellée par le phénomène, l’Éducation nationale a entrepris une série d’actions visant d’abord à mieux le comprendre puis à tenter d’intervenir, à la mesure de ses moyens, sur cette activité à la « marge » de l’école, pour reprendre le terme de D. Glasman.

(...)

L’Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages menée par l’Insee comporte un volet relatif à l’éducation. Se basant sur les chiffres de 2003, la Division des études et de la prospective (Dep) du ministère de l’Éducation nationale a consacré en février 2006 une Note d’information à l’analyse des données concernant les aides aux devoirs en dehors de la classe, étude qui permet de dresser une cartographie générale du soutien scolaire en France.

L’aide parentale se chiffre en moyenne à 15h par mois

On y apprend d’abord que ce sont les mères qui apportent le plus d’aide, persévérant aussi loin qu’elles le peuvent dans la scolarité de leurs enfants (95% des mères aident au niveau de l’école élémentaire, 53% continuent jusqu’au niveau du lycée). L’aide du père est moins importante (de 70% au primaire à 38% au lycée) et vient le plus souvent en complément de l’aide maternelle ; rares sont les enfants auxquels seul le père apporte son appui. Cependant, les pères enseignants aident beaucoup plus que les autres pères, alors que cette distinction n’est pas significative chez les mères.

L’aide parentale se chiffre en moyenne à 15h par mois et décroît avec l’âge de l’enfant (19h au primaire, 14h au collège, 6h au lycée). Les parents qui prennent en charge la totalité de l’aide aux devoirs se caractérisent par une plus haute ambition scolaire pour leur enfant.

(...)

Consulter, télécharger la Lettre d’information n°23, Le soutien scolaire, entre éducation populaire et industrie de service


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