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La participation locale des jeunes en Europe, enjeux et définition

Extrait d’un ouvrage de Patricia Loncle paru dans la collection "Débats jeunesses"
Mis en ligne le lundi 19 janvier 2009.

Patricia Loncle, enseignante et chercheur à l’Ecole des hautes études en santé publique à Rennes, est l’auteur de "Pourquoi faire participer les jeunes - expériences locales en Europe" paru dans la collection de l’Injep "Débats jeunesse". Ressources jeunesse propose un important extrait de l’ouvrage (chapitre I) consacré aux enjeux et définition autour de ces questions.

extraits :

« Pour comprendre dans ce premier chapitre ce que recouvre la participation locale des jeunes en E urope, deux exercices nous semblent essentiels.

- D’une part, mettre les expériences de participation en perspective avec les enjeux qui les structurent  : les questions de citoyenneté et d’intégration sociale.
- D’autre part, tenter de définir ce que recouvre la notion de participation dans ses différentes acceptions (à travers notamment les types de jeunes concernés, les degrés d’implication des jeunes et les domaines d’action publique concernés). »

(...)

« Si les expériences étudiées dans notre ouvrage peuvent sembler bien timides, elles nous paraissent extrêmement utiles pour souligner l’existence de deux mouvements distincts qui permettent de bâtir une typologie générale des formes d’appel à la participation. En effet, avec ces initiatives, comme l’a montré Peter Beresford (2002, pp. 96-97), nous sommes en présence aujourd’hui de deux courants idéologiques, deux logiques cognitives fortement distinctes.

- Premièrement, une approche consumériste de la participation plaçant une importance particulière sur le management. Cette approche apparaît orientée par une implication essentiellement consultative. Elle se structure avant tout autour de la collecte d’informations.
- Deuxièmement, une approche, qualifiée de démocratique, davantage marquée par des principes politiques tendant à promouvoir l’activation et l’empowerment [1] des usagers. Elle est basée sur une conception de l’usager capable d’exprimer et de défendre ses propres besoins (Beresford, 2002, p. 98) :

(...)

Ce type d’observation montre à quel point il est indispensable de bien savoir de quoi on parle lorsque l’on analyse les expériences de participation des jeunes. Quels sont les enjeux de citoyenneté attachés aux expériences considérées ? Quelles sont les tentatives d’intégration sociale à l’oeuvre ? Quels sont les attendus politiques en cours ? C’est autour de ces interrogations que nous développons le présent ouvrage.  »

Télécharger le chapitre I de l’ouvrage de Patricia Loncle : "Pourquoi faire participer les jeunes ? - Expériences locales en Europe"

PDF - 744.3 ko
La participation locale des jeunes en Europe, enjeux et définition
Chapitre I de l’ouvrage "Pourquoi faire participer les jeunes - expériences locales en Europe" de Patricia Loncle.

- Commander l’ouvrage sur le site de l’Injep : http://www.injep.fr/Pourquoi-faire-participer-les.html

[1] L’empowerment ne comporte pas de traduction satisfaisante en français. Cette notion désigne le fait d’accroître les pouvoirs d’un individu ou d’une communauté d’individus. L’empowerment, terme anglais traduit par « autonomisation  » ou « capacitation » est la prise en charge de l’individu par lui-même, de sa destinée économique, professionnelle, familiale et sociale. L’empowerment, comme son nom l’indique, est le processus d’acquisition d’un « pouvoir » (power), le pouvoir de travailler, de gagner son pain, de décider de son destin de vie sociale en respectant les besoins et termes de la société. L’autonomie d’une personne lui permet d’exister dans la communauté sans constituer un fardeau pour celle-ci. La personne autonome est une force pour la communauté. Une association peut atteindre l’empowerment en devenant plus autonome dans sa façon d’acquérir les fonds pour sa subsistance. Si elle vend ses services au lieu de dépendre passivement des fonds publics et des dons, elle est davantage maîtresse de sa destinée et renforce le milieu social en ne devenant pas un fardeau économique. Cette méthode de gestion s’appelle l’économie sociale. Voir l’adresse Internet : fr.wikipedia.org/wiki/Empowerment.


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