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L’engagement bénévole des étudiants à Paris 8

Une intervention de Dan Ferrand-Bechmann
Mis en ligne le mercredi 30 novembre 2005.

Les étudiants de l’Université Paris 8 ont des caractéristiques particulières. Ils sont souvent d’origine étrangère. Ils sont à la fois conscients d’une image qui peut paraître négative de leur Université mais paradoxalement fiers de sa richesse interculturelle, de son originalité et de son histoire venue de Vincennes. Ils aiment leur Université avec une tendresse que l’on a pour une vieille dame un peu fragile à qui il faut beaucoup pardonner. Ils y sont bien car ils se sentent étrangers dans des Universités moins ouvertes à la différence et à des parcours peu standards.

Les modes d’engagements et les associations qui existent à l’Université de Paris 8 sont spécifiques. Ils reflètent des solidarités, des modèles de socialisation et d’entraide issues de traditions que l’on rencontre dans les pays du Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Ils sont soucieux de faire vivre et de montrer d’autres éléments culturels et artistiques autour de la musique, de la danse, de la littérature. A l’œil de celui qui débarque dans les locaux du campus, le foisonnement des affiches, des stands, des étals, rappelleraient un peu le souk et l’effervescence de la vie dans une métropole du Sud ou d’une île domienne. S’y mêle quelquefois une odeur de nourriture ou le son d’une musique venue d’ailleurs. A ceux qui n’ont pas de grands logements, ni de familles, les espaces du campus proposent un lieu de vie qui se remplit au gré des cours, des vacances, des fêtes religieuses et des évènements festifs ou politiques.

Les étudiants de l’Université de Paris 8 ont à la fois une attraction forte vers une vie associative ou tout simplement vers une socialisation « in situ » et en même temps il leur reste souvent peu de temps pour s’y consacrer car leur vie est faite de petits ou vrais boulots, de leurs familles et des longs transports en région parisienne. Il est clair que les ressources moyennes des étudiants, l’obligation de travailler, le fait d’avoir une vie de couple et même des enfants ne permet pas toujours une vie associative.

Pour beaucoup d’entre eux, leur engagement à l’Université Paris 8 est une initiation et une entrée dans la vie associative formelle. Rares sont ceux qui disent que leurs parents étaient engagés ou qu’ils les avaient influencés. Certains disent même que leurs familles voient leur engagement d’un mauvais œil et qu’ils n’ont eu aucun soutien de leurs parents inquiets de les voir réussir dans leurs études. Dans quelques uns de leurs pays il n’y a pas d’association ou très peu. Ce qui à notre sens ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’entraide et de solidarité, bien au contraire. Dans de nombreux pays du sud les activités sont indifféremment avec ou sans rémunération dans un réseau familial ou villageois et notre sémantique du bénévolat est barbare !

Quelles sont les motivations de ceux qui imaginent, initient et font vivre les associations ?

Pour prendre connaissance de l’ensemble de cet article : texte consultable (et téléchargeable) sur le site de l’université Paris 8

Et sur le site du CESOL (Centre d’études des solidarités sociales)


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