Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 


Dans la même rubrique :

Lycée général et technologique : les principales nouveautés de la rentrée 2011
Quelle prise en compte de la jeunesse dans l’amélioration des programmes de développement rural ?
Un guide raisonné de l’apprentissage
Publier : s’exprimer en ligne, Trouver la bonne média-attitude

Dans la (les) même(s) thématique(s) :

> insertion
Les jeunes déscolarisés accompagnés à la rentrée
Les jeunes ruraux ont le sentiment que leurs « galères » n’intéressent personne
560 contrats aidés pour la Région Poitou-Charentes
La mobilité européenne : une étape vers l’autonomie des jeunes en insertion ?

> orientation, CIO
L’orientation, facteur et symptôme de l’état du système de formation initiale français
Orientation et éducation : mettre le jeune au coeur du dispositif
L’évaluation scolaire est-elle au service de l’orientation ?
La justice et ses métiers


Jeunes sortis de de l’enseignement professionnel trois ans plus tôt

Un taux de chômage qui varie de 3 à 45%
Mis en ligne le mercredi 19 décembre 2012.

Le Céreq vient de publier une très intéressante synthèse de son enquête génération (enquête réalisée en en 2010 de la génération 2007 [1]). Intitulé "s’insérer à la sortie de l’enseignement secondaire : de fortes inégalités entre filières" ce numéro de Bref montre notamment qu’en 2010, le taux de chômage des jeunes sortis de l’enseignement professionnel secondaire trois en ans plus tôt varie entre 3% et 45%.

58% des jeunes arrivant sur le marché du travail proviennent directement de l’enseignement secondaire, relèvent les auteurs [2] La situation est particulièrement préoccupante pour ceux qui sortent de l’enseignement secondaire sans diplôme (18% de la génération 2007). En 2010, trois ans après leur entrée sur le marché du travail,ils connaissent un taux de chômage de 41%.

En comparaison, 24% des titulaires d’un CAP ou d’un BEP sont au chômage [3]. Ce taux se réduit à 13% pour les bacheliers n’ayant pas suivi d’études supérieures. Cet avantage, relatif au baccalauréat est variable selon la spécialité préparée.

L’apprentissage est également concerné par ce constat. S’il protège globalement mieux que le chômage, « une analyse plus fine qui intègre la spécialité préparée invite à plus de nuances ».

Globalement, la spécialité de formation est ainsi largement aussi importante que le niveau de diplôme pour l’accès à l’emploi, précise la synthèse. Le taux de chômage à 3 ans varie ainsi de 3% à 45%.

En conclusion de cette synthèse, les auteurs relèvent quelques enseignements en matière de politique publique :

1/ Stimuler les orientations vers l’apprentissage en sortie de collège ne suffit pas à garantir une bonne insertion ultérieure

2/ La question de la pérennité de certaines filières professionnelles dans l’enseignement professionnelle mérite d’être tranchée

3/ Les sorties sans diplôme constitue un handicap de plus en plus grave pour l’avenir des personnes concernées

Consulter le Bref du Céreq n°303 de décembre 2012 :

[1] sortis pour la première fois de formation initiale en 2006-2007

[2] Jean-Jacques Arrighi et Emmanuel Sulzer.

[3] en 2010, trois ans après leur sortie du système scolaire


Partagez cet article :