Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 



Individuel/collectif en éducation : un faux débat ?

un texte de Bernad Bier de l’Injep
Mis en ligne le samedi 4 juillet 2009.

Intervention de Bernard Bier, chargé d’études à l’Injep, dans le cadre d’un colloque intitulé "personnaliser les parcours et les situations d’apprentissage" organisé par l’INRP/centre Alain Savary en juin 2009 devant un public composé exclusivement de personnels de l’éducation Nationale.

Extrait :

« Parler de l’éducation devant un public composé exclusivement de personnels de Education Nationale (IPR, chefs d’établissement, conseillers pédagogiques, enseignants) oblige à préciser le lieu d’où je parle : l’Institut National de la Jeunesse et de l’Éducation populaire, établissement public sous tutelle aujourd’hui du Haut-Commissaire à la Jeunesse et aux solidarités actives (et plus anciennement du ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, en d’autres temps ministère de la Jeunesse et des Sports, voire parfois secrétariat d’Etat rattaché au ministère de l’Éducation nationale…).

Dans ce cadre, je travaille avec une diversité d’acteurs qui ont, soit des préoccupations éducatives, soit même une action éducative : services de l’Etat (jeunesse et sports, Justice/PJJ, culture, DIV) ; collectivités territoriales qui de plus en plus, au-delà de leurs compétences obligatoires, interviennent dans le champ éducatif ; associations et en particulier celles qui se recommandent de l’éducation populaire. De ce point de vue, l’Éducation nationale n’est qu’un des acteurs des politiques publiques d’éducation.

Si l’on se situe du point de vue des bénéficiaires premiers de l’action éducative, les enfants et les jeunes, force est aussi de constater que le temps passé devant des enseignants n’occupe qu’une partie relative de leur vie, à côté du temps en famille, devant des animateurs sportifs et socioculturels, et de plus en plus entre pairs, devant des médias (télévision, internet…). Ne pas prendre en compte ces temps « hors scolaires » dans une démarche éducative, c’est de fait démissionner de notre responsabilité éducative collective. Ceci est encore plus vrai lorsqu’on pense aux jeunes des milieux populaires. De ce point de vue, l’appréhension en termes de temps scolaire, temps périscolaire, temps extrascolaire qui mettait l’école au centre n’a plus grande pertinence ; et mieux vaudrait parler du temps de l’école ou de l’éducation formelle, du temps de l’éducation non formelle et du temps de l’éducation informelle qui est un temps de plus en plus important dans la socialisation des jeunes.

Ce constat ne minore en aucun cas la place de l’école et de l’Éducation nationale, une place fondamentale, essentielle, mais elle oblige à la penser dans ses articulations avec les autres temps, les autres espaces, les autres acteurs éducatifs. »

Télécharger le texte de Bernard Bier (8 pages)

PDF - 137.9 ko
« Individuel/collectif en éducation : un faux débat ? »
Bernard Bier Chargé d’études Unité de la Recherche, des Etudes et de la Formation (UREF) Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP)

Partagez cet article :