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Formation, animation, école, implications locales : le cas français

La "résistance du local" : une approche socio-historique de Jean-Claude Richez
Mis en ligne le dimanche 12 octobre 2008.
Le modèle éducatif français est aujourd’hui complètement remis en cause à travers les profondes transformations que connaissent la famille, les modalités de socialisation de la jeunesse, l’école, les associations et l’intervention des collectivités territoriales...

Une conférence de Jean-Claude Richez donnée à Sarrebruck en septembre 2008, dans le cadre de journées d’études Eurofio asbl : "formation, animation, école, implications locales, comparaison selon les pays".

Extraits :

« Nous sommes invités à traiter aujourd’hui du thème « Formation, animation, école, implications locales ». Je voudrai le traiter sous l’angle de ce que j’appellerai la « résistance au local » qui me semble caractériser la situation française. Je privilégierai pour aborder la question une approche socio-historique.

Ce n’est que très récemment que la dimension locale est prise en compte. Grossièrement c’est seulement à partir des années quatre vingt dix et plutôt la deuxième moitié de ces années que de fait le local s’immisce dans les politiques éducatives en France.

Jusque là en fait les collectivités territoriales, le local n’intervenait qu’à travers le financement des bâtiments et encore uniquement au niveau de l’école primaire. Ce n’est en fait qu’à partir de 1982, des lois de décentralisation que par exemple les départements vont se voir confier la gestion des collèges et les régions les lycées.

La part du local restait donc très réduite. Trois éléments nouveaux sont cependant introduits dans les mêmes années qui vont bouleverser le rapport du local à l’école à travers :

- La participation des parents aux conseils d’école et le développement conjoint de la notion de projets d’école et l’introduction de la notion de coéducation (cf circulaire du 11 juillet1985 qui redéfinissait la place des familles à l’école.)

- L’esquisse d’une prise en compte d’une spécificité territoriale à travers la création des zones d’éducation prioritaires avec la mobilisation de ressources supplémentaires pour les zones urbaines les plus défavorisées

- La mise en place, également à la même période, début des années quatre-vingt de politiques prenant en compte les rythmes de l’enfant, et donc à travers cette approche, la prise en compte d’autres temps que celui de l’école et à travers cette prise en compte du local. »

(...)

Texte de Jean-Claude Richez :

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Jean-Claude Richez
"Le cas français : permanence des résistances au local"

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