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Deux ou trois choses autour des jeunesses d’Europe

Mis en ligne le lundi 19 octobre 2009.

À l’initiative de la DDJS de la Loire, en relation avec un certain nombre de fédérations d’éducation populaire, s’est tenu à Feurs, près de Saint Etienne, un « Forum européen autour de l’accompagnement des jeunes en Europe », le jeudi 1er octobre 2009.

Cette manifestation a regroupé des délégations de professionnels de jeunesse venant de cinq pays différents (Grece, Pologne, Estonie, Malte, Grande-Bretagne) et du département de la Loire. Son objet était de rassembler tous les professionnels, élus locaux et associatifs, jeunes… intéressés par les échanges européens et interculturels, ou par les dispositifs d’aide à la mobilité internationale.

Dans ce cadre l’INJEP, sollicitée par la DDJS, est intervenue sur la situation des jeunes en Europe.

Pour tous contacts

- Emilie Malafosse, emili69gmail.com ou
- Hélène Breant, helene.breant@jeunesse-sports.gouv.fr

Texte de l’intervention de Jean-Claude Richez (coordinateur de la mission "Observation-évaluation" à l’Injep.

PDF - 42.5 ko
Deux ou trois choses autour des jeunesses d’Europe
Texte de l’intervention de Jean-Claude Richez lors de du Forum Européen organisé par la DDJS de la Loire.

Extrait de l’intervention de Jean-Claude Richez :

« En conclusion deux ou trois mots… sur les cadres nationaux des politiques de jeunesse ;

Historiquement nous pouvons distinguer trois grands modèles :

- Les questions de jeunesse relèvent d’abord des familles (surtout les pays méditerranéens)
- Les questions de jeunesse relèvent des associations (dans les pays de l’Europe du Nord fortement marqués par la tradition social-démocrate ou travailliste)
- Les questions de jeunesse appartiennent à l’Etat (régimes totalitaires) Évidemment nous ne trouvons jamais ces modèles à l’état chimiquement pur.

Historiquement les opinions publiques dans la tradition démocratique mais aussi dans certaines traditions conservatrices ont exprimé une forte défiance à l’égard d’une intervention de l’Etat. Cette intervention ne s’est développée que dans les années d’après-guerre avec le développement de l’Etat providence (Welfare state) tout en maintenant un rôle important aux associations.

Depuis une vingtaine d’année nous pouvons cependant dégager un certain nombre de glissements :

- d’abord le rôle de plus en plus en plus important des communes qui tendent un peu partout à jouer un rôle privilégié ;
- l’accroissement du rôle des régions auxquelles les Etats tendent à transférer leurs compétences jeunesse ; ce mouvement est d’autant plus important que le pays a un fonctionnement décentralisé et est particulièrement avancé dans des pays comme l’Allemagne, La Grande-Bretagne ou encore la Belgique ;
- le repositionnement de l’Etat qui renforçant les logiques interministérielles et ciblent les jeunes en difficulté en déléguant cependant très souvent la gestion de ces programmes à des agences ; certains pays continuent cependant à combiner cette politique privilégiant les JAMO (jeunes avec moins d’opportunités dans le jargon européen) avec une politique insistant sur le développement de l’autonomie.

 »


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