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« DÉFI jeunes » souhaite s’ouvrir à tous les publics

Mis en ligne le mardi 1er mars 2005.
« Les jeunes des quartiers sensibles en difficulté n’ont pas accès à “DÉFI jeunes”. Même si le dispositif prévoit un accompagnement du candidat, il a une réputation de dispositif élitiste », constate Christine Padovani.

Selon elle, les raisons de cette absence sont multiples. « Le dossier de candidature est, de toute façon, difficile à remplir. Il requiert la maîtrise de l’écrit. De plus, le jeune doit pouvoir structurer son projet, mener une démarche de recherche de partenariat et établir un budget prévisionnel. Ce n’est pas rien. Pour certains, pousser la porte de la DDJS constitue déjà un premier obstacle à franchir », affirme-t-elle. Bien sûr, le candidat est accompagné par le correspondant « DÉFI jeunes » de la DDJS. Pour des points précis, il est même aidé par le réseau de relais que s’est constitué le correspondant. Par exemple, en Rhône-Alpes, la DDJS fait appel à une association de chefs d’entreprise retraités pour les aspects budgétaires. « L’on tend de plus en plus vers un dispositif où le correspondant devient un animateur d’un réseau d’aide à l’initiative des jeunes alors qu’avant, il faisait un travail de coaching très poussé », précise Christine Padovani, ancienne correspondante « DÉFI jeunes ». Elle souligne que malgré l’importance de l’accompagnement prévu, ce dernier reste néanmoins insuffisant pour certains jeunes.

Pour rendre accessible le dispositif à tous les jeunes, les correspondants ne peuvent intervenir seuls. « Ils doivent s’appuyer sur les animateurs qui travaillent dans les quartiers. Les jeunes ont besoin de référents de proximité. Il faut les aider à mieux comprendre ce qu’est “DÉFI jeunes”, ce que le dispositif peut apporter aux jeunes de leur secteur et comment ils peuvent l’utiliser avec eux. Pour cela, il s’avère nécessaire d’organiser des formations spécifiques destinées aux professionnels de terrain », explique Christine Padovani. Ainsi, tous les jeunes pourront bénéficier des avantages du dispositif en matière d’insertion professionnelle (création d’emploi, professionnalisation) et de développement personnel (capacités à s’informer et à structurer sa pensée, autonomie plus importante). « Les jeunes ayant participé à “DÉFI jeunes” apprécient d’être enfin écoutés ! Certains jeunes en difficulté en ont particulièrement besoin pour retrouver confiance en eux et se projeter dans l’avenir ! », affirme la chargée de mission.

propos recueillis par Marie-Pierre Pernette (mai 2004)

article extrait de la publication "Les cahiers de l’action", n°1, éditée par l’Injep

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