Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 


Dans la même rubrique :

Semaine de la jeunesse dans la communauté de commune du Val de l’Indre (Indre et Loire)
Bas-Rhin : un nouveau regard sur l’action départementale en faveur de la jeunesse
Les jeunes au début du XXIè siècle, entre motifs d’inquiétude et raisons d’espérer
Une pensée française de la jeunesse comme une catégorie à part

Dans la (les) même(s) thématique(s) :

> études ou recherches
L’expérience du déclassement
L’âge de l’Assemblée (1946-2007)
Actualités de la recherche sociologique sur les questions de jeunesse
La peur des jeunes : des apports de l’histoire et de la sociologie

> culture
Des collégiens refont le musée du Quai Branly à leur façon
Une politique culturelle pour la jeunesse ?
Les mouvements de jeunesse et d’éducation populaire face aux musiques de variétés (1950-1980)
Le prix de la jeunesse au festival de Cannes

> famille
Familles et école : diversités, malentendus et enjeux
Education partagée : l’orientation
Système éducatif : guide des enseignants et des parents
Accompagnement éducatif : inventer de nouvelles pratiques au sein de l’école

> zones prioritaires
Quimper : Les jeunes des quartiers populaires face aux politiques jeunesse
Rapprocher les familles populaires de l’école - Analyse sociologique d’un lieu commun
Impliquer les parents contre l’absentéisme scolaire
Seine-Saint-Denis : Des jeunes accompagnés dans la création d’entreprise


intervention

Culture des institutions, cultures des familles : alliance ou malentendu ?

un texte de Bernard Bier
Mis en ligne le lundi 17 mars 2008.

Lors de journées "De la disqualification à la reconnaissance" organisées par le Derpad : , Bernard Bier [1] est intervenu sur le thème : « Culture des institutions, cultures des familles : alliance ou malentendu ? »

Extraits :

« Dans le cadre de ces journées, il paraît indispensable d’identifier au préalable certains implicites de nos discours :

Le premier porte sur l’objet de ces rencontres : les médias, les politiques, mais aussi les professionnels, utilisent fréquemment le mot "immigré" de manière indifférenciée. Mais de qui parle-t-on ? des "étrangers" ? des "migrants" ? des "enfants de migrants" ? Jusqu’à quand certains resteront-ils "enfants de migrants" ? Rappelons que, est immigré celui qui, né ailleurs, s’installe pour un temps dans un pays, dont il peut ou non acquérir la nationalité. Et qu’il importe de le distinguer du primo-arrivant avec ses problématiques propres.

Le second implicite est lié à l’usage différencié des termes de « parents » ou de "familles". Dans quelles situations et à propos de qui utilise-t-on l’un ou l’autre de ces vocables ? Quelles représentations recouvrent ces errements terminologiques ?

Enfin, le troisième implicite est relatif à notre rapport à "la migration" : est-elle un phénomène à situer dans l’extériorité ? Ou parler de la migration ne revient-il pas in fine à parler aussi de nous-mêmes, de notre rapport à nous-mêmes ?

Ces préalables étant posés, et à la lumière des questions qui sont déjà ainsi suggérées, nous nous interrogerons d’abord sur la notion et les figures de la disqualification ; nous reviendrons ensuite sur la question de la culture, d’un point de vue sociologique, et plus particulièrement sur le discours récurrent relatif aux populations, aux jeunes qui seraient "entre deux cultures" discours qui semble faire lieu commun et pose néanmoins problème, tant dans ses fondements que dans ce qu’il implique en terme d’intervention publique.

Enfin, nous évoquerons ce que pourrait être alors une approche en termes de reconnaissance, ou mieux de "politique de reconnaissance". »

Télécharger le texte de Bernard Bier (9 pages)

PDF - 303.7 ko

[1] chargé d’études, bier@injep.fr, Unité de la Recherche, des Etudes et de la Formation (UREF), Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire (INJEP)


Partagez cet article :