Injep
 
 
 
Politiques d’éducation et de jeunesse

Accueil et information des jeunes

Participation, engagement, initiatives des jeunes

Lettres d’information du site Ressources jeunesse

Archives
Contact

 


Dans la même rubrique :

Qu’entend on par autonomie des jeunes ?
Les jeunes dans une société vieillissante
« Les problèmes, ils restent pas où ils sont, ils viennent avec toi »
« Concilier laïcité et diversité culturelle, quels enjeux d’éducation et de société ? »

Dans la (les) même(s) thématique(s) :

> études ou recherches
Jeunes : Pessimisme de l’intelligence et optimisme de la volonté ?
Angoulême : enquêtes sur les jeunes et leurs pratiques d’information
Place des adultes dans les choix d’orientation des lycéens
Les jeunes et la presse magazine

> ile-de-france, centre
Vers un engagement collectif pour le projet académique 2006-2010
Enquête sur la jeunesse à Malakoff
Forum des associations étudiantes
Pas-de-Calais : une nouvelle approche de la politique jeunesse en 2009

> jeunes en difficulté
Des disparités dans la mise en oeuvre du Fonds d’aide aux jeunes
L’élève extraordinaire dans l’école ordinaire : difficultés des élèves ou difficultés de l’école ?
La vie juvénile de rue et de cité lors des émeutes de novembre 2005
Des jeunes en situation d’insertion prennent la parole

> zones prioritaires
Quelques "vérités" sur l’aide personnalisée
Quelle refondation pour l’éducation prioritaire ?
"FMR", une radio faite par des jeunes
Les jeunes acteurs de la ville


Enquêtes sur les violences urbaines

Comprendre les émeutes de novembre 2005

Les exemples de Saint-Denis et d’Aulnay-sous-Bois
Mis en ligne le mardi 20 mars 2007.

Pourquoi certaines communes ont connu des épisodes de grande violence, là où d’autres, situées à proximité et se trouvant a priori dans une situation sociale et économique comparables, restaient au contraire largement épargnées ?

Deux sites ont été retenus, tous deux situés en Seine-Saint-Denis, la commune d’Aulnay-sous-Bois, qui a connu un épisode de violence d’une particulière intensité au tout début du mois de novembre 2005, et la commune voisine de Saint-Denis, moins touchée.

L’exemple d’Aulnay-sous-Bois (Vincenzo CICCHELLI (Cerlis, Paris 5/CNRS), Olivier GALLAND (Gemas, CNRS), Jacques de MAILLARD (université de Rouen/PACTE), Séverine MISSET (Cerlis, Paris 5/CNRS).

Extraits de l’introduction :

« À Aulnay, les émeutes ont été précoces, violentes et se sont éteintes rapidement. Elles ont commencé relativement tôt, puisque dès le week-end qui suit le déclenchement des violences à Clichy, une certaine effervescence apparaît dans certains quartiers d’Aulnay. Surtout, les jours qui suivent ont été marqués par une croissance rapide des actes de dégradation et d’affrontements avec la police.

C’est entre le 1er et le 4 novembre qu’ont eu lieu les principales violences à Aulnay. Les émeutes y ont été brutales, dans la mesure où des dégradations importantes ont été commises.

Symboliquement, la flambée du concessionnaire Renault dans la nuit du 2 au 3 novembre a attiré les médias internationaux sur Aulnay, la destruction complète d’un magasin de moquette ou encore d’un foyer de personnes âgées ont été des actes très largement répercutés par la presse.

En outre, les émeutes à Aulnay ont été caractérisées pendant deux nuits par des affrontements directs et violents entre les jeunes et la police. Enfin, dernière caractéristique, ces émeutes se sont éteintes rapidement. Elles commencent à décliner le 4 novembre et se termineront quelques jours après. Quand les émeutes se propageront en province, Aulnay sera redevenue une ville calme.

Les auteurs de l’étude ont essayé de comprendre ces différentes dynamiques, en partant de questions simples :
- pourquoi les émeutes ont-elles émergé ?
- Comment se sont-elles développées ?
- Comment et pourquoi se sont-elles arrêtées ?

Y répondre demande d’interroger les différents acteurs jeunes, adultes, professionnels, politiques sur leurs perceptions des émeutes et sur la façon dont ils y ont été impliqués, à des titres divers.

Cela suppose à la fois de comprendre les processus de mobilisation des émeutiers (les motifs d’implication, les dynamiques d’interaction) mais également les logiques de gestion professionnelle et institutionnelle des émeutes (les modes d’action des différents acteurs impliqués) et les modes de mobilisation sociale (dynamiques associatives, rôle des familles). »

Télécharger le rapport : Enquêtes sur les violences urbaines : Comprendre les émeutes de novembre 2005 - Les exemples de Saint-Denis et d’Aulnay-sous-bois, sur le site du Centre d’analyse stratégique- (138 pages)

A noter aussi :

Une journée organisée pour le CERLIS et le CESAMES par Vincenzo Cicchelli et Michel Kokoreff :

Comprendre les émeutes de novembre 2005 - à Paris le 27 mars 2007

Faculté des Sciences humaines et sociales de la Sorbonne, Paris 5 René Descartes

Mardi 27 mars 2007, 10-17h Amphithéâtre Durkheim La Sorbonne 12 rue Cujas, 75005, M° Cluny-La Sorbonne


Partagez cet article :