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Collège : "Le manque d’appétence pour l’espace scolaire est toujours aussi notable"

selon une enquête réalisée pour la journée du refus de l’échec scolaire
Mis en ligne le dimanche 27 septembre 2009.

Le baromètre réalisé par le cabinet d’études Trajectoires avec l’Afev [1], dans le cadre de la 2e journée du refus de l’échec scolaire [2] fait le point sur la perception qu’ont les enfants de l’école, en particulier les élèves des classes de sixième et cinquième des collèges.

Le baromètre fait notamment ressortir trois constats

- "le décalage persiste entre les pratiques des enfants à la maison et celles exigées par l’institution scolaire" . Les enfants se couchent tard et partent à l’école sans petit-déjeuner.

- "Le manque d’appétence pour l’espace scolaire est toujours aussi notable" . En clair, les enfants ne cachent pas être peu enthousiasmés par l’école. Ennui, voire angoisse sont souvent cités par les jeunes interrogés.

- "des enfants qui ne comprennent toujours pas ce qu’on attend d’eux en classe" . Et qui sont la moitié à ne pas oser demander de l’aide à leur enseignant. Autant de maux et de difficultés qui s’accentuent souvent lors de l’arrivée au collège.

Lire les résultats du baromètre Afev-Trajectoires 2009 :

http://www.curiosphere.tv/SITHE/SITHE22676_DYN//pdf/Barometre_Trajectoires_Afev_2009.pdf

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Journée du refus de l’échec scolaire à Paris le 23 sept.2009

Lors de la journée du refus de l’échec scolaire organisée à Paris, un premier débat a abordé la question du lien entre le primaire et le collège.

Une enseignante de CM2, Oihandi BORDONABA, est venue présenter les actions qu’elle mettait en place avec ses élèves pour diminuer leur appréhension lors de l’entrée en 6e. Elle a estimé que les visites organisées au sein du collège n’étaient pas toujours bénéfiques et faisaient parfois peur aux élèves. Elle tente de donner une place particulière à ses élèves au sein de l’école en favorisant leur autonomie et en les responsabilisant vis-à-vis des plus jeunes. Il faut, pour cette enseignante, bien finir l’école élémentaire pour bien commencer le collège.

Lire le témoignage de Oihandi BORDONABA, professeure en CM2, sur le site du refus de l’échec scolaire :

http://www.curiosphere.tv/ressource/22676-refus-de-lechec-scolaire-2009/page_url=/html/04_temoignages_profs_04.cfm

Deux anciennes élèves de Oihandi BORDONABA sont venues témoigner de leur entrée en 6e. Si la préparation à l’entrée en 6e leur a été fort utile, elles constatent néanmoins que ce qui leur manque un peu c’est la confiance en soi. "On a peur de se tromper, on a peur du regard des autres". A noter sur cette dernière question que le baromètre Trajectoires-Afev indique que 55% des élèves interrogés déclarent que l’on s’est moqué d’eux.

Pour François DUBET "ces jeunes filles ont mal au ventre mais elles ont grandi. Je me demande si le monde sauvage ne commence pas après."

Bruno DUBOIS est principal adjoint dans un collège de St-Nazaire et a mis en place un stage d’intégration. Pourquoi ? Au départ, il s’agissait d’une volonté de l’équipe pédagogique de valider le "pilier 7 du socle commun" [3] et pour travailler sur l’estime de soi.

"On a tous des peurs mais avec le séjour d’intégration la peur diminue" a indiqué l’intervenant. Pour François Dubet, les voyages scolaires qui sont organisés en fin d’année pour récompenser les élèves devaient l’être au début pour tisser du lien.

Les séjours d’intégration permettent quant à eux d’identifier des adultes de référence.

Emmanuelle POUYE de l’académie de Créteil a présenté une expérience de "malette des parents" mise en place dans 50 établissements de l’académie. L’action est présentée de manière précise à l’aide de textes et de vidéos sur le site de l’académie. Elle fait l’objet d’une évaluation mise en oeuvre avec l’École d’économie de Paris représentée par Eric Maurin, [4].

http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/accueil/eleve/mallette-des-parents

L’action "malette des parents" vise à développer une dynamique de co-éducation et de partenariat entre l’institution scolaire et les parents d’élèves. « Il ne s’agit pas uniquement de transmettre des informations mais d’accompagner les parents pour les rendre acteurs de la réussite de leurs enfants. »

Deux autres débats ont été organisés lors de la journée : "Le collège : quelle place pour l’adolescence dans l’espace scolaire ?". "Dans et hors le collège, des initiatives pour aider les collégiens". Nous en parlerons dans un prochain article.

Des propositions concrètes ont été exposées. Pour François Dubet,
- le collège ne doit pas être sélectif.
- Il ne doit pas être calqué sur les filières du lycée.
- On doit faire des établissements des endroits éducatifs. Cela débouche sur la définition d’un autre métier pour les enseignants.
- L’école doit ainsi fabriquer des citoyens, des gens heureux ou épanouis. etc.

Les propositions de François Dubet en vidéo :

Pour Christophe PARIS, directeur de l’Afev, ce qui se dégage de cette journée du refus de l’échec scolaire (à Lyon, Nantes ou Paris) c’est qu’il est nécessaire d’avoir un collège bienveillant. Il y a quelques éléments simples a mettre en ouvre et il est nécessaire de ramener la problématique des moyens a "qu’est ce qu’on veut faire ensemble".

Gérard Marquié

Compte rendu de la journée à Lyon sur le site Café pédagogique :

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/primaire/elementaire/Pages/106_elem_AFEV_Lyon.aspx

A lire aussi :

- Penser la complémentarité éducative :

http://ressourcesjeunesse.fr/+Penser-la-complementarite+.html

[1] Association de la Fondation Etudiante pour la Ville

[2] Initiée en 2008 par l’Afev, la Journée du Refus de l’Echec Scolaire est portée par un vaste réseau d’organisations représentant les enseignants, les familles et parents d’élèves, des acteurs de l’éducation populaire, des médias. L’initiative est placée sous le haut parrainage de l’Unicef.

[3] Le pilier 7 du socle commun de connaissances concerne l’autonomie et l’initiative

[4] directeur de recherche, auteur notamment de "L’Égalité des possibles et Le Ghetto français, enquête sur le séparatisme social"


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